Alliance anglo-française

Cet article couvre l’alliance anglo-française entre 1716 et 1731. Pour l’alliance qui existe depuis 1904, voir Entente Cordiale.

L’alliance anglo-française est le nom de l’alliance entre la Grande-Bretagne et la France entre 1716 et 1731. Elle faisait partie du majestueux quadrilatère dans lequel les grandes puissances d’Europe se sont succédé pour tenter de construire une alliance supérieure.

Création

Après la fin de la guerre de succession d’Espagne par le traité d’Utrecht, les intérêts britanniques et français convergent pour stopper l’expansion des puissances espagnole et russe. La France est confrontée à une succession incertaine, son roi Louis XV étant aujourd’hui en vie. On ne pouvait pas faire confiance à la Grande-Bretagne pour s’aliéner la France, beaucoup plus grande. Les deux États ont collaboré pendant la guerre de la Quadruple Alliance pour stopper une tentative de conquête des territoires italiens par les Espagnols. Peu après, ils sont parvenus à stopper l’avancée des Russes sur la Baltique.

La fin de l’Alliance

La naissance d’un dauphin en 1725 commence à dissoudre l’intérêt des Français pour l’alliance, dont l’avenir devient de plus en plus sûr. En Grande-Bretagne, un groupe d’Austrophiles suggère que l’Autriche serait en fait un meilleur partenaire potentiel pour la Grande-Bretagne. Le Premier ministre français, le cardinal Fleury, se montre de plus en plus hostile à l’égard de la Grande-Bretagne. L’incapacité des Français à soutenir les Britanniques pendant la guerre anglo-espagnole de 1727-29 a convaincu beaucoup de gens qu’ils n’étaient plus un allié fiable, mais qu’ils étaient revenus à leur position traditionnelle de rivaux. La fin de l’alliance n’a jamais été officiellement déclarée, mais au début de l’année 1731, elle était généralement considérée comme terminée.

En 1731, la Grande-Bretagne, sentant la direction que le cardinal Fleury donnait à la France, conclut l’alliance avec l’Autriche. En 1742, la Grande-Bretagne et la France étaient dans des camps opposés pendant la guerre de succession d’Autriche et leur rivalité coloniale avec l’Amérique du Nord se poursuivait. Certains ont suggéré qu’entre 1688 et 1815, la Grande-Bretagne et la France étaient des «ennemis naturels» et cette période est devenue la deuxième guerre de Cent Ans, mais les dix-sept années qu’elles ont passées en tant qu’alliées ont été utilisées pour remettre en question la théorie selon laquelle les deux États étaient des ennemis implacables.

Conséquences

Après la défaite de Napoléon Ier à la bataille de Waterloo en 1815, la Grande-Bretagne a aidé à rétablir la monarchie française sur le trône. Par la suite, les deux États sont devenus des alliés informels et ne se sont plus jamais fait la guerre depuis 2013. En 1904, les deux pays ont conclu l’Entente cordiale, une alliance visant à contrer l’expansion de la Russie et de l’Allemagne.

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