Mur de silence bleu

Le mur bleu du silence, également appelé code bleu et bouclier bleu, est un terme utilisé aux États-Unis pour désigner la règle non écrite qui existe parmi les agents de police et qui consiste à ne pas signaler les erreurs, les fautes, les crimes et même les brutalités policières d’un collègue. S’il est interrogé sur un incident de mauvaise conduite présumée impliquant un autre policier (c’est-à-dire au cours d’un interrogatoire officiel), l’agent interrogé prétendra ignorer la mauvaise conduite de l’autre agent ou déclarera qu’il n’a rien vu, conformément à ce code.

Corruption policière

Ce code est considéré comme un exemple de corruption et de mauvaise conduite de la police. Les agents qui ont procédé à des arrestations discriminatoires, à des harcèlements physiques ou verbaux et à une application sélective de la loi peuvent être considérés comme corrompus. De nombreux agents qui suivent le code peuvent se livrer à certains de ces actes au cours de leur carrière pour des raisons personnelles ou pour protéger ou soutenir leurs collègues. Ces actes sont considérés comme des infractions pénales et peuvent faire l’objet d’une suspension ou d’un licenciement immédiat. Les agents qui suivent le code ne peuvent pas dénoncer les collègues qui se livrent à la corruption en raison des lois non écrites de leur «famille policière».
Le parjure policier ou «testilying» (en argot policier américain) se produit lorsqu’un agent fait un faux témoignage devant un tribunal. Les policiers qui ne mentent pas au tribunal peuvent être menacés et isolés par leurs collègues. En 1992, la Commission d’enquête sur les allégations de corruption de la police (également connue sous le nom de Commission Mollen) a mené une enquête de deux ans sur le parjure dans les forces de l’ordre. Elle a découvert que certains policiers avaient falsifié des documents tels que des rapports d’arrestation, des mandats et des preuves afin de «couvrir» des arrestations ou des perquisitions illégales. Certains policiers avaient également inventé des histoires lors de leur déposition devant un jury. La commission a constaté que les policiers ne mentaient pas par ambition, mais parce qu’ils pensaient qu’ils mettaient en prison des personnes qui le méritaient. En outre, de nombreux procureurs ont toléré l’existence du parjure policier.

Législation

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