Riche méchant

Le labrador ou riche vaurien est une catégorie sociale de la classe populaire de l’Ancien Régime espagnol, dont le stéréotype est étroitement lié à l’idéal social du vieux chrétien fier de son honneur. Bien que peu nombreux, ils deviennent de plus en plus importants au fur et à mesure que la crise du XVIIe siècle s’aggrave. Cela se traduit par un personnage caractéristique dans plusieurs œuvres de la littérature classique espagnole du Siècle d’or.

Alors que le paysan est, de manière générique, «une personne qui possède un domaine rural et le cultive pour son propre compte», le villein est «un voisin ou un habitant de l’état commun dans une ville ou un village, distinct d’un noble ou d’un gentilhomme». Contrairement aux paysans soumis au régime féodal (serfs), dont la définition est problématique en Espagne, les villeins sont des hommes libres, surtout lorsqu’ils vivent sur des terres royales, bien que leur statut se retrouve également dans les seigneuries. Dans le régime municipal, ils élisent un maire de l’état plat (alors que les hidalgos élisent un maire de l’état noble). Fiscalement, ils sont des pecheros, et le plus riche d’entre eux est celui que l’on appelle l'»excusado» (parce que les dîmes de son domaine sont destinées au roi et non à l’Église).

L’idéologie dominante a déterminé que la condition de «riche» et celle d'»honoré» étaient presque un oxymore lorsqu’elles étaient associées à un «rustique».

Littérature

Il est représenté dans les personnages littéraires Peribáñez (Lope de Vega, Peribáñez y el Comendador de Ocaña), Pedro Crespo (Pedro Calderón de la Barca, El alcalde de Zalamea) ou Camacho «el rico» (Miguel de Cervantes, Don Quijote de la Mancha).

Notes

Et où est-ce que je reste ?
SERGEANT
Dans la maison d’un bandit 165
qui est l’homme le plus riche
de l’endroit, et dont j’ai entendu dire
j’ai entendu dire qu’il était l’homme le plus
l’homme le plus vaniteux du monde, et qui a
plus de faste et de présomption 170
que le prince de Léon.
CAPITAINE
C’est bien le propre d’un scélérat,
homme riche, une telle vanité !
SERGEANT
On dit que c’est la meilleure
maison de l’endroit, monsieur ;

CAPITAINE
Qu’est-ce que l’opinion d’un scélérat ?
JOHN
La même que vous ;
Qu’il n’y aurait pas de capitaine
s’il n’y avait pas de fermier.

JOHN
Qu’est-ce que tu veux, toi qui es riche
pour vivre dans ces logements
sujet ?
CRESPO
Eh bien, comment puis-je
485
les excuser ou m’excuser ?
JOHN
En achetant un mandat d’exécution.
CRESPO
Dis-moi, par ta vie, y a-t-il quelqu’un
qui ne sait pas que je suis,
bien que d’une lignée pure, 490
un homme ordinaire ? Certainement pas ;
car qu’ai-je à gagner en achetant
l’exécution du roi, si je n’achète pas son sang
si je n’achète pas son sang ?
Dira-t-on alors que je suis 495
que je suis meilleur que je ne le suis maintenant ? Non, c’est absurde.
Que diront-ils alors ? Que je suis noble
pour cinq ou six mille réaux.
C’est de l’argent, et ce n’est pas de l’honneur ;
que personne ne peut acheter l’honneur.

DON LOPE
Savez-vous que vous êtes obligé
de souffrir, à cause de ce que vous êtes, 870
ces fardeaux ?
CRESPO
Avec mes biens ;
Mais pas avec ma renommée ;
Au roi, il faut donner la richesse et la vie
doivent être données ; mais l’honneur
est le patrimoine de l’âme, 875
et l’âme est à Dieu seul.

Don Quichotte lui demanda s’ils appartenaient à un prince, qui le pensait.



-Non, répondit l’étudiant, ce sont celles d’un paysan et d’une paysanne, lui le plus riche de tout le pays, et elle la plus belle que l’on ait jamais vue. L’artifice par lequel ils doivent être faits est extraordinaire et nouveau, car ils doivent être célébrés dans une prairie près du village de la mariée, qu’ils appellent Quiteria «la belle», et le marié est appelé Camacho «le riche», elle à l’âge de dix-huit ans, et lui de vingt-deux, tous deux pour un, bien que certains curieux qui ont les lignées du monde entier par cœur veuillent dire que celle de la belle Quiteria est en avance sur celle de Camacho ; mais ils n’y regardent plus, car les richesses sont assez puissantes pour souder bien des faillites.
Deuxième partie, chapitre XIX, où l’on raconte l’aventure du berger amoureux, avec d’autres événements vraiment amusants. La suite est : Deuxième partie, chapitre XX, où l’on raconte le mariage de Camacho le riche, avec l’événement de Basilio le pauvre.

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