Les femmes et la santé en Uruguay

Mujer y Salud en Uruguay (MYSU) est une organisation non gouvernementale féministe créée en 1996. Sa mission est la «promotion et la défense de la santé et des droits sexuels et génésiques dans une perspective de genre et de génération». Elle a son siège à Montevideo, une équipe de travail interdisciplinaire stable et un réseau de professionnels et de chercheurs associés au niveau national et régional. Il est actuellement dirigé par Lilián Abracinskas.

Histoire

En 1996, la MYSU est apparue comme un espace d’articulation entre diverses organisations de femmes et d’individus. Cet espace a été organisé pour débattre et promouvoir des revendications dans le domaine de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SRHR) en Uruguay. La même année, la MYSU a organisé la première rencontre nationale sur la santé des femmes. Elle a ensuite participé aux premiers suivis des politiques publiques en faveur des femmes, effectués par la Commission nationale de suivi (CNSmujeres), dans les chapitres relatifs à la santé et aux DSSR.

En 2004, elle s’est constituée en association civile à but non lucratif. Depuis lors, elle a mené des campagnes citoyennes pour la modification du cadre légal de la pratique de l’avortement dans le pays, pour l’installation de services de santé sexuelle et reproductive et pour la promotion de l’exercice des droits par les citoyens.
En 2007, il a créé l’Observatoire national du genre et de la santé sexuelle et reproductive (SSR), qui réalise des études annuelles pour surveiller la mise en œuvre des politiques publiques et la qualité des services de santé. Ces études génèrent des preuves pour soutenir le programme de revendications citoyennes qui sont développées en coordination avec d’autres acteurs sociaux et académiques.

Tout au long de son histoire, la MYSU a fait partie des délégations uruguayennes officielles auprès du système des Nations unies, afin de mener des actions de plaidoyer politique au-delà des frontières nationales et d’établir des liens dans la région et dans le monde. Elle fait également partie de différents réseaux d’organisations, tels que CNSmujeres, Red de Salud de las Mujeres Latinoamericanas y del Caribe (RSMLAC) et la Coalition internationale pour la santé des femmes (IWHC), avec lesquels elle entretient des liens. En tant qu’organisation sociale de premier plan dans le domaine du genre, de la santé et de la santé sexuelle et reproductive dans le pays, elle a participé et participe à différents espaces d’articulation interinstitutionnelle, tels que le Conseil national du genre de l’Institut national des femmes (INMUJERES), le Conseil pour l’égalité entre les hommes et les femmes du gouvernement de Montevideo et le Réseau pour un gouvernement ouvert (Open Government Network).

Lignes de travail

La MYSU mène à bien quatre lignes de travail principales :

Développement de stratégies pour la promotion des droits de l’homme et l’intégration de l’équité entre les sexes dans les politiques publiques et la citoyenneté.

Production et diffusion d’études sur le genre et la santé réalisées par l’Observatoire national sur le genre et la santé sexuelle et reproductive.
Développement d’activités de sensibilisation et de diffusion sur la connaissance, l’exercice et la défense des droits sexuels et reproductifs à destination des organisations, des groupes et des individus.

Mise en œuvre de modalités de formation destinées aux ressources humaines et aux professionnels de la santé et des sciences sociales, ainsi que de conseils aux groupes, aux organisations sociales, aux parlementaires, aux institutions publiques et privées au niveau national et régional.

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