Symphonie n° 1 (Brahms)

La Première symphonie en ut mineur, opus 68, est une symphonie composée par Johannes Brahms. Brahms a mis au moins quatorze ans à achever cette œuvre, dont les esquisses datent de 1854. La première a été dirigée par l’ami de Brahms, Felix Otto Dessoff, et a eu lieu le 4 novembre 1876 à Karlsruhe, en Allemagne. Une exécution complète de la symphonie dure en moyenne entre 45 et 50 minutes.

Instrumentation

La partition de la symphonie comporte deux flûtes, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, un contrebasson, quatre cors, deux trompettes, trois trombones, deux timbales et des cordes.

Forme

La symphonie comporte quatre mouvements, indiqués comme suit :

Histoire

La longue gestation de la symphonie peut être due à deux facteurs. Tout d’abord, Brahms était extrêmement autocritique et peu sûr de lui, ce qui l’a conduit à détruire nombre de ses premières œuvres. Deuxièmement, les amis de Brahms et le grand public s’attendaient tellement à ce que Brahms reprenne l'»héritage» de Beethoven et produise une symphonie d’une dignité et d’une portée intellectuelle comparables, que Brahms ne s’est pas senti capable d’être à la hauteur, compte tenu de la réputation monumentale de Beethoven.
Le chef d’orchestre Hans von Bülow a jugé opportun en 1877 d’appeler cette symphonie la Dixième Symphonie de Beethoven, en raison des similitudes perçues entre l’œuvre et plusieurs compositions de Beethoven ; il est souvent souligné qu’il existe une forte similitude entre le thème principal de la Neuvième Symphonie de Beethoven, la dernière symphonie composée par Beethoven, et que Brahms a utilisé le rythme du motif du «destin» du début de la Cinquième Symphonie. Ces commentaires ont déconcerté Brahms, qui les a considérés comme des accusations de plagiat, alors qu’il considérait son utilisation de l’idiome de Beethoven comme un acte d’hommage conscient. Brahms répondait sarcastiquement à chaque fois qu’on lui faisait remarquer la similitude de son œuvre avec celle de Beethoven : «n’importe quel âne peut le voir». Néanmoins, cette œuvre est toujours surnommée la «Dixième de Beethoven». Quoi qu’il en soit, le thème dans le cor de Brahm, avec le motif dit «du destin», a été cité par Brahms dans une lettre de 1868 à Clara Schumann, comme entendu sur un cor des Alpes.().

Fritz Simrock, ami et éditeur de Brahms, ne reçut la partition qu’après que l’œuvre eut été jouée dans trois villes (bien que Brahms souhaitât encore qu’elle soit jouée dans trois autres villes).

Le manuscrit du premier mouvement semble avoir été perdu, mais le reste de la partition, à savoir les parties Andante, Allegretto et Finale, est préservé, ayant été reproduit en fac-similé par Dover Publications.

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